Elle s’appelait Cannelle.
En 2004, cette ourse a été placée
En détention,
Soumise aux travaux forcés
De reproduction,
Cantonnée
Dans un gynécée bien français :
Les monts des Pyrénées.
La femelle était étrangère
Et n’avait pas ses papiers sur elle
Monsieur Marquez
L’abat.
Les bergers du diocèse
Sont soulagés.
J’exagère ?
Que non pas
Voyez plutôt :
Furax,
Des rigolos
Indignes
Hurlent à l’assassinat
Et assignent
Le malheureux tueur.
O bonheur !
Le ministère public vient de présenter
Après tant
De temps
La relaxe
« Pour cause de nécessité »
Ne vous déplaise,
On approche de Pâques :
Cannelle pourrait bien faire son come-back !
Qui sait ?
Et monsieur Marquez
Serait forcé
De recommencer
In extremis
Son œuvre bienfaitrice.
Une question naïve pour conclure
Cette histoire très belle.
Simple hypothèse, mais si d’aventure
Les accusateurs
Du tueur
De Cannelle
S’avisaient de braquer leurs feux
Sur monsieur Hortefeux,
Ils tiendraient là des arguments
Autrement
Plus solides,
Sacrément
Moins stupides.
En effet, des milliers d’émigrés
D’Afrique,
Sans fric,
Sont parqués dans des camps grillagés
Avant d’être renvoyés
Dans leurs contrées (leurs foyers ?)
Et y mourir de faim.
Si la France ne peut accueillir
« Toute la misère du monde »,
Elle n’a pas le droit de nourrir
Autant de bêtes furibondes,
Loups
Ou
Ours,
Emigrés, sans ressources.
Signé : Juste Icéphéte.
14 Mars 2008
(C'est pas comme moi aujourd'hui, j'ai deux de tension, complètement raplapla... lol)
et surtout écris sur ton 2ème blog...il te fera monter la tension !!
Les surtensions c'est jamais bon mais qu'est-ce que ça m'a fait du bien de le voir ! :o))
au fait: le "voir" seulement ??
Non, lui parler, être juste à côté de lui, qu'il me voit, qu'il m'entende, que nous soyons l'un devant l'autre, ça faisait bien trop longtemps que cela n'était pas arrivé, pour lui, pour moi. Même si cela a été très limité, trop limité, beaucoup trop limité. Ca m'a quand même fait du bien, j'espère que cela a aussi été vrai pour lui, faute de mieux. Oui, je sais, on s'habitue trop à la souffrance, disons que c'était un moment lumineux au milieu de la grisaille.