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Samedi 5 juillet 2008

Un troubadour

 

 

PEIRE VIDAL

 

Parmi les troubadours du XIIème siècle, Peire Vidal est un des plus originaux et son œuvre n’a pas vieillie.

Ses poésies ont été publiées en 1857 à Berlin.

Peire Vidal était originaire de Toulouse et fils d’un marchand de fourrures. Il eût une vie très agitée. Il reconnaît lui-même qu’il n’a jamais su rester au même endroit :

 

                     …e sembla’malaveis

                     Trop sojornar et estar en un loc.

 

Il aurait d’abord adressé ses poésies à une dame de Saint-Gilles ; le mari l’aurait puni en lui coupant la langue :

                      Li fo la lenga mermada.

C’est sans doute une légende.

 

Nous le trouvons de bonne heure à la cour du vicomte de Marseille et de sa femme Azalaïs.

Puis Vidal fait un premier voyage en Espagne auprès du Roi d’Aragon Alphonse II (1162-1196). Il n’y resta pas longtemps et revint dans la région de Toulouse et Carcassonne.

Revenu auprès d’Azalaïs, il se compromet par son aventure du baiser (encore une légende ?).

Puis il part pour l’Italie et l’Orient.

La deuxième période de sa vie est la période où il compose ses plus belles chansons. En orient, il se serait marié avec une Grecque (de naissance impériale, dit-on), à Chypre.

De retour en Provence, Vidal fait l’éloge de Richard Cœur de Lion et exprime son mépris pour le Roi de France, Philippe Auguste.

En 1194, il perd son protecteur le Comte de Toulouse Raymond V. il passe à la cour du marquis de Montferrat (1194-95), puis en Hongrie à la cour du Roi Aimeric, beau-frère du Roi d’Aragon, Alphonse II.

Ensuite, il partit sans doute pour l’Espagne. Il prend part à la quatrième croisade commandée par le marquis Boniface de Montferrat (1201-02).

En 1204, il est à Malte.

Il n’est pas possible de fixer la date de sa mort mais sa dernière pièce date de 1205.

 

Vidal ne manquait ni d’audace ni de franchise avec ses protecteurs. Avec ses ennemis, il ne mesurait ni la violence ni les injures.

Il y eut en lui un mélange de bon sens et de folie, de sentiment de réalité et de fantaisie. Tantôt il est un satirique véhément, tantôt un conseiller sincère et sensé. Toujours, il fait preuve d’une grande intelligence des hommes et des choses politiques.

Quant à la forme, elle est excellente. Le vocabulaire est abondant, la rime heureuse, le vers facile et léger.

Il fût un des poètes les plus féconds du moyen-âge provençal. Pourtant, on ne lui attribue que 46 à 60 pièces et douze mélodies de chansons.

Comme il se pourrait que Pierre Vidal soit un de mes aïeux, je donnerai sur ce blog quelques exemples de son talent, en ayant pris la liberté de transformer (en respectant le texte) la traduction …en bouts rimés.

Par dubruel charles - Publié dans : lectures, HISTOIRE - Communauté : BALOURDISES
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