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Samedi 23 août 2008

 

 

 

En Février 1890, le directeur du Figaro, Arthur Meyer, songeait à faire rentrer en France le jeune duc d’Orléans (21 ans) pour le pousser sur le devant de la scène politique.

 

Meyer fit comprendre au duc de Luynes d’aller chercher le Prince à Lausanne où il se trouvait.

 

Le duc d’Orléans était alors imberbe, avec un visage un peu gras mais non sans vigueur, et se plaisait à poser devant les photographes mondains en redingote à revers de soie, avec col cassé, canne et tube gris.

 

Le jeune prince accueillit la suggestion avec enthousiasme.

Le 2 février à l’aube, le duc d’Orléans, qui avait passé la frontière affublé d’une fausse barbe était dans la capitale.

 

A 13 heures 45, Meyer, accompagné du marquis de Beauvoir (chef du bureau politique du comte de Paris) était dans le bureau du Ministre de l’Intérieur Constans.

 

Après quelques événements rocambolesques, le duc d’Orléans se retrouve prisonnier à la Conciergerie.

Le régime du prince était bien éloigné du droit commun.

Les journaux ne manquèrent pas de reproduire les menus des repas qui lui étaient envoyés de l’extérieur  par le duc de Luynes :

 

                                                  Hors-d’œuvre

                                                  Sole Joinville

                                               Filet de chevreuil

                                                     Faisan rôti

                                    Parfait praliné aux framboises

                                                         Poires

                                                           Café

                                                 Fine Champagne,

 

Le 12 février, cinq jours après son arrestation, le prince paraissait en correctionnelle et fût condamné à 2 ans de prison, le minimum.

 

Le 25 février, il était conduit à Clairvaux. Le prince disposait de deux pièces meublées avec un gardien à son service, put faire venir ses repas du dehors et garda son argent avec lui.

Il reçut de nombreuses visites : celle de sa mère que des piqueurs annonçaient en sonnant du cor, et Orléans répondait de même.

Philippe, un peu las des visites de douairières, demanda qu’on ne laissa désormais rentrer que les jolies femmes.

Le prisonnier trompa son attente par de nombreuses liaisons flatteuses : avec une chanteuse, avec Emilienne d’Alençon, la marquise X,…que son mari accompagnait à la porte de la prison et attendait à l’hôtel voisin.

 

Finalement, Philippe fut gracié le 4 Juin 1890 …et reconduit à la frontière.

 

 

Par dubruel charles - Publié dans : lectures, HISTOIRE - Communauté : Telle est le monde !
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