Extrait N°8
Venu du nord, de l’est, de l’ouest ou bien du sud, le vent, toujours le vent, le vent qui faisait des vagues dans la cuisine, lui courbait la tête, lui flanquait des gifles, lui retournait en plein nez les volets à peine ouverts, la malmenait, l’exaspérait, la persécutait et finirait par tuer son fils en le jetant au bas d’un arbre. Le vent avec lequel, contrairement à la chanson (d’Anne Sylvestre), elle n’était pas mariée, elle, ah, mais non ! Plus présent, pourtant, plus emmerdant que dix maris à la retraite. Elle était enchantée de rentrer à Paris…Elle allait faire plomber l’ourlet de ses jupes, comme les princesses et les reines en voyage officiel aux iles Sous-le-Vent…Bouquet final : il-lui-fallait-une-maison-dans-un-cul-de-basse-fosse-pour-être-à-l’A-BRI !!
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Exceptionnellement, le vent déserta le Toupet quatre journées consécutives, avant d’y revenir avec un entrain nouveau, malfaisant et joyeux, toutes voiles dehors.
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C’était un vent désordonné, si j’ose dire, un vent capricieux, à bourrasques. Il y avait des moments de calme plat, et, l’instant d’après, le linge claquait dans les jardins et les cours des fermes, les feuilles se tordaient sur les arbres, les jupes se gonflaient comme des ballons.
Hébé ne quittait plus ses jeans.
Tilise Leprince-Ringuet
A SUIVRE…