Voici une saga imaginaire intitulée AU BUSARD DECHAINE Tout le monde connaît l’engouement actuel pour les restaurants musicaux. J’en ai trouvé un qui laisse ses fenêtres ouvertes jusqu’à deux heures du matin. Il s’appelle le Busard. En fait, il n’a de musical que le qualificatif : le tam-tam amplifié y règne en maître et en permanence toutes les nuits. Il joue sans aucune pause 3 ou 4 notes, toujours les mêmes et de façon assourdissante.
Il interdit tout ensommeillement du voisinage avant son heure de fermeture. Si ces quelques pages peuvent changer les idées de ces victimes de nuisance sonore, tant mieux !
Victimes et châtiments
Chers voisins de ma rue
Ne restons plus
Les souffre-douleur du Busard,
Ce caboulot braillard
Régnant au carrefour.
Il nous empêche de dormir.
Ripostons avec bravoure !
Toutefois, éliminons le lancer de nains.
On n’ira pas
Jusque là,
C’est trop inhumain !
Nous n’envisageons pas,
Non plus, de jeter des pétards
Sur la vitrine de ce bar.
Nous aggraverions
La situation,
Nuit après nuit :
Bruits sur bruit,
Vous comprenez, n’est-ce pas ?
Nous retenons
Ceci
A l’unanimité :
Contre la façade de l’estaminet,
Balancer avant minuit
Sept ou huit
Boules puantes.
Voilà qui le forcerait,
Séance tenante,
A éteindre la sono,
Les clients accros
Devant aller faire chabrot
Ailleurs,
Pour notre vrai bonheur !